C’est en fait le 18 juillet 1300 que Gherardo Segarelli fut brûlé pour hérésie. Ce moine vivant dans la pauvreté et l’austérité fut accusé pour ses mœurs sexuels. Ainsi est-il dit dans son procès verbal : « Demander si un homme peut toucher une femme qui ne soit pas son épouse et une femme puisse toucher un homme qui ne soit pas son mari et se palper mutuellement sur les zones impudiques en s'étendant nu et que cela puisse être fait sans l'ombre du péché… répondit que oui, un homme et une femme même n'étant pas unis par le mariage, et un homme avec un homme et une femme avec une femme peuvent se palper et se toucher mutuellement sur les zones impudiques. Il dit que cela peut advenir sans l'ombre d'un péché à condition qu'il y ait intention de parvenir à la perfection… il ne pensait pas que de tels tâtages impudiques et charnels fussent coupables, au contraire ils pouvaient être fait sans péché chez un homme parfait. »