C’est aussi le 18 juillet, en 1610 cette fois, que meurt le Caravage. L’homoérotisme de son œuvre n’a cessé d’être discuté. Son homosexualité fait encore l’objet aujourd’hui de controverse. Il semble néanmoins qu’il fut, à l’époque, impliqué dans diverses affaires de mœurs. Auxquelles un tempérament bagarreur n’est vraisemblablement pas étranger. Dans l'incrédulité de Saint Thomas, le regard scrutateur de l'apôtre sur la poitrine du Christ choqua l'église, au même titre sans doute que ce doigt introduit dans la blessure de Jésus, métaphore d'une pénétration. Le Caravage peignit de nombreux hommes nus, sans en cacher le sexe d'ailleurs. La sensualité qui s'en dégage, baignée dans les clairs obscurs typiques du peintre, rend cet artiste appréciable aux regards "initiés".

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